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1995

8. Port-Vendres/Cadix/Nantes

Samedi 4 novembre.


En rade de Cadix.


Avaries de la nuit.

Levé à 7 heures 30. On va voir les dégâts de cette soirée agitée et les réparations de fortune commencent au gaillard, il ne faudrait pas que quelqu’un risque de partir à la mer.

De nouveaux stagiaires sont arrivés hier, mais il en manque trois. Le chef en aperçoit deux avec un taxi sur une jetée. Il hèle un pêcheur dans une petite barque à moteur afin de lui demander de l’aide. Celui-ci ne parle qu’espagnol, je viens donc à la rescousse et lui demande s’il pouvait aller avertir les deux personnes sur la jetée qu’ils doivent se rendre au bureau des praticos pour qu’on puisse les y récupérer en Zodiac. Le pêcheur, bien aimable, va donc transmettre notre message et nous voyons aux jumelles le taxi repartir vers le bassin principal.
11 heures. Réunion au grand rouf. Présentation des règles essentielles aux nouveaux. On nous explique les nouveaux quarts qui ne tourneront plus que tous les 4 jours. Les 0 à 4 seront dispensés de propreté à huit heures. Ce sont de bonnes nouvelles, nous serons probablement moins épuisés.
11 heures 30. Repas. Je suis de service avec un nouveau, un allemand nommé Peter, de Munich, à qui j’explique le fonctionnement du service. En cuisine, le coq plaisante sur les événements de cette nuit et sur la “bordée du milieu”. Le commandant, présent dans les parages, n’apprécie pas les saillies. Il ordonne à l’impertinent de venir le rejoindre immédiatement à l’arrière, dans son bureau. Le cuisinier n’a visiblement pas vu le moment où il aurait dû s’arrêter. Il doit se faire tirer les oreilles à présent. Mais je ne pense pas qu’on le mette aux fers, car il nous faut quand même bien manger…

Nous avons appareillé vers 11 heures 15.


Ciel pommelé.


Expliquer, toujours expliquer.

13 heures 30. Douche, puis je vais chercher mon linge dans le séchoir au poste avant. Daniel m’avait gentiment proposé hier de laver mon linge en utilisant la machine à laver de l’équipage.


Bitte arrachée.


Stagiaire allemand.

14 heures 30. Temps ensoleillé. Bronzette sur le spardeck. Toujours pas une goutte de pluie depuis le début du voyage. Et les températures sont toujours aussi clémentes. À part la nuit, je n’ai jamais capelé un pull. Un coupe-vent suffit quand la brise se lève.


Tarot.

16 heures 15. Exercice d’abandon dans les rires et la bonne humeur. De quart jusqu’à 20 heures. Cap au 290. Beau coucher de soleil. Temps clair. Deux thons pêchés à l’arrière.

20 heures. Dîner. 21 heures 15. Dodo.

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